Introduction

  • Dans un contexte de concurrence accrue entre les métropoles, l’attractivité des villes reste un enjeu central. L’un des indicateurs  utilisé dans l’évaluation de l’attractivité d’un territoire est la mesure des flux de mobilité de ses habitants. Dans cette étude, nous nous intéresserons à l’attractivité de la ville de Paris.
  • La capitale française est située dans la région la plus dense et la plus peuplée de France – l’Île-de-France concentre près de 19% des Français de métropole – en proportion stable depuis dix ans. Pourtant, selon les chiffres du recensement publiés par l’Insee, les ménages parisiens sont de plus en plus nombreux  à quitter Paris. En 2011, Paris accueillait 19% de la population francilienne soit 2 249 975 individus.  Cinq ans plus tard, le chiffre est en baisse, 18%, soit 2 190 327 individus.
  • Afin de saisir l’ampleur du phénomène et ses potentielles implications, nous exploitons les données du recensement en explorant la situation démographique de 2006 à celle de 2016 (année disponible la plus récente). L’objectif est ainsi d’en savoir davantage sur ceux qui partent :  ont-ils un profil particulier (en termes d’âge, de catégorie socioprofessionnelle (CSP), de niveau de diplôme…) ? Nous montrerons que même vieillissante, Paris reste une ville « jeune », et ce, malgré le fait que les Trentenaires soient de plus en plus nombreux à bouder la capitale. Ce phénomène est d’autant plus flagrant chez les hommes plutôt que chez les femmes. A contrario, les retraités investissent les lieux et choisissent de plus en plus Paris comme ville de résidence principale. Quant aux cadres et professionnels intellectuels supérieurs, ils sont toujours attirés par Paris.
  • Ensuite, au travers des chiffres des ménages ayant récemment emménagé, nous tentons d’esquisser le profil des arrivants. Nous montrerons qu’il s’agit majoritairement de ménages jeunes, composés d’une seule personne.
  • Enfin, nous procéderons à une analyse comparative des évolutions obtenues dans le cas parisien au travers l’étude des métropoles régionales que sont Bordeaux, Lyon et Nantes. Nous montrerons que malgré son rayonnement, Paris est devenu moins attractif que ces trois villes métropoles et qu’en conséquence, les prix des surfaces en sont directement impactés.

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