Au 2e trimestre 2019, les souscriptions des OPCI Grand Public se maintiennent quasiment au niveau du 2e trimestre 2018  avec 668,5 M€ contre 676,5 M€ au T2 2018, soit une légère baisse de 1,2 %. Toutefois, le S1 2019 se termine avec un niveau de souscription supérieur à 2018.

Dans le détail, cette hausse est de 8,4 % sur l’ensemble du 1er semestre 2019 avec 1,2 Md€ collectés sur cette période contre 1,1 Md€ au 1er semestre 2018. Cette croissance s’applique également à la dynamique de l’actif net, toujours à la hausse. « Ainsi, le nouveau paradigme constaté en 2018 se confirme : celui de la performance positive, malgré une croissance ralentie en matière de collecte et d’actif net. Un nouveau modèle de fonctionnement né après la folle accélération constatée entre 2015 et 2017 sur l’ensemble des indicateurs. Un paradigme qui répond à la question que tous les acteurs du marché se posaient : comment les OPCI réagiraient en cas de ralentissement ? Or, même si la croissance est en décélération, les caractéristiques des OPCI se maintiennent : elles assurent toujours du rendement ! Désormais, nous pouvons estimer que la situation correspond à une normalisation de la situation », relatent Marie-Éloïse Gravier, Data Analyst, et Arnaud Syoën, Managing Director d’iread qui viennent de publier leur tableau de bord T2 2019 sur les OPCI Grand Public.

La performance des OPCI à la loupe

Du côté des performances justement, la croissance des OPCI Grand Public au 2e trimestre 2019 « est toujours positive, mais en recul par rapport aux performances sur les trimestres des deux dernières années » avec 0,45 % au T2 2019, contre +0,78 % au T2 2018 et +0,98 % par rapport au T2 2017, selon iread.

Cette baisse continue est notamment le résultat de l’impact de la dégradation des résultats de la « poche financière » qui représente 20 % de l’actif net des OPCI Grand Public. Une poche financière qui, pour des raisons de diversification et de liquidité, est investie dans des actifs financiers, dont les foncières cotées qui sont sanctionnées depuis le début de l’année 2018 et plus particulièrement dans le domaine du commerce. « La baisse de 3 % de l’indice EPRA au T2 2019 est également un excellent indicateur pour illustrer ce phénomène » précise l’étude d’iread.

« Ainsi, les ingrédients sont là pour poursuivre les spécificités aperçues en 2018 ; ces spécificités qui donnent à voir une photographie inédite avec des niveaux de souscriptions qui restent loin des résultats de 2017 et une croissance de l’actif net toujours en hausse, mais moins forte que pendant les années 2015, 2016 et 2017. Et avec des performances toujours positives, même si elles sont chahutées notamment à cause de l’impact de la « poche financière » exposée aux turbulences boursières », explique Arnaud Syoën. Et d’ajouter : « L’impact de la « poche financière » ne sera donc, une fois encore, non neutre sur la performance des OPCI Grand Public, ce qui laisse entrevoir une fin d’année dans la continuité des derniers mois sur le plan des performances : positive mais au ralenti par rapport aux rythmes de 2016 et 2017. »

L’actif net poursuit sa progression

L’actif net des OCPI Grand Public continue, quant à lui, de progresser : il atteint 16,6 Mds€ au T2 2019, soit une croissance de 17,3 % par rapport au T2 2018 (14,1 Mds€) et de 46,2 % par rapport au T2 2017 (11,3 Mds€). Autrement dit, la structuration de la dynamique au T2 2019 reprend le fil de celle du T4 2018, à savoir : collecte en hausse, performances positives, mais croissance au ralenti et actif net toujours en nette progression. Ainsi, après un T1 2019 boosté par les performances des valeurs boursières, le T2 marque le pas tout en ne freinant aucunement l’appétit des épargnants pour le produit.

« La question de l’atterrissage fin 2019 demeure entière toutefois : après un T1 2019 excellent sur le plan des performances (+2,4 % au T1 2019 contre +0,45 % T2 2019), le 2e semestre 2019 sera-t-il assez solide pour atteindre 1 % ? L’avance prise au T1 2019 pourrait jouer à la fin de l’année, poursuit Arnaud Syoën. Une fin d’année qui devrait respecter les autres canons établis en 2018 : continuité de la « normalisation » des souscriptions par rapport aux années 2016 et 2017. La fin d’année devrait voir l’atterrissage de la collecte au-dessus des chiffres de 2018, l’épargne immobilière ne se démentant pas. Une « normalisation » également du côté de l’actif net qui devrait être en hausse par rapport à 2018, toutefois éloigné des dynamiques 2016 et 2017 qui apparaissent aujourd’hui comme « hors norme ». »

Pour en savoir plus, retrouvez l’étude dans son intégralité

«

»